Patrick Landanger

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Patrick Landanger, l'orfèvre de la Pousse d'or à Volnay


L’ancien industriel qui a fait fortune dans le matériel médical s’est offert la Pousse d’Or,
à Volnay, et plus récemment un domaine dans le Douro, au Portugal.

  
> Par Patrick Lebas 
 
Cet homme transforme tout en or. Le business man de Chaumont, en Haute-Marne, a eu du mal en débarquant à Volnay. Mais il a fini par faire des merveilles, comme à son habitude, serait-on tenté de dire. Le nouveau propriétaire du domaine de la Pousse d’Or, est pourtant parti de zéro. Un homme d’affaires, étranger à la région de surcroît, qui reprend l’un des fiefs de la famille Potel, forcément, le doute s’installe auprès des clients de la maison.
Qu’importe, Patrick Landanger passe deux années à tout remettre à plat. En 1999, il lance sur le marché ses premières bouteilles. Heureusement, « 1999 est un millésime que dieu a fait pour ceux qui ne savent pas faire de vin », raconte le viticulteur. Aujourd’hui, il ne reste plus rien à la vente, il faut même demander une allocation pour être sûr d’être livré.
Et pourtant, Patrick Landanger n’a rien du viticulteur classique. Il n’y a qu’à voir trôner cette vieille « Une » du magazine Entreprendre qui lui était consacré dans le numéro 80 d’avril 1994 pour comprendre tout le chemin parcouru par cet industriel. À l’époque, il était à la tête d’une jolie entreprise, leader français de la prothèse de hanches avec un chiffre d’affaires dépassant les 60 millions d’euros. Cette année-là, sa société entre même au second marché avant d’être rachetée trois ans plus tard. Avec un petit pactole en poche, l’ancien ingénieur en électronique se dit qu’il s’offrirait bien une nouvelle vie. « Nous recherchions une maison de campagne avec un petit vignoble dans le Midi, raconte Patrick Landanger. 
Et c’est justement dans le Sud que j’apprends qu’il y a un domaine à vendre, mais à Volnay ». Il s’offre 50 % des parts du domaine de la Pousse d’or (le nom d’une vigne) détenus par des Australiens. Le 10 octobre 1997, jour de l’assemblée générale de la société, Gérard Potel, propriétaire des 50 autres pour cents, décède. Patrick Landanger fait alors une proposition à la famille Potel (au total, l’opération se chiffre à plus de 8 millions d’euros) et devient, en décembre, l’unique propriétaire de ce somptueux domaine de 13 hectares de la Côte de Beaune – aujourd’hui, il en compte plus de 15 avec l’acquisition de Corton et de Puligny-Montrachet.
 
Et puisque tout ce qu’il touche se transforme en or, l’industriel se fait aujourd’hui quelques petits plaisirs. Le dernier en date, un monastère du XIIème siècle dans la vallée du Douro, au Portugal, le pays de son épouse, Ruth. Un « coup de cœur » de six millions d’euros et plein de promesses pour ce lieu magique, habitué à produire du porto. Là encore, Patrick Landanger va d’abord s’attacher à « tout remettre en ordre », et pourquoi pas faire là-bas de très grandes choses.









VOLNAY PREMIER CRU CLOS D'AUDIGNAC

VOLNAY PREMIER CRU CLOS
DE LA BOUSSE D'OR

VOLNAY PREMIER CRU
EN CAILLERETS

VOLNAY PREMIER CRU CLOS
DES 60 OUVRÉES

SANTENAY PREMIER CRU LES GRAVIÈRES BLANC

SANTENAY PREMIER CRU
LES GRAVIÈRES

SANTENAY PREMIER CRU
CLOS TAVANNES

POMMARD PREMIER CRU
LES JAROLLIÈRES

CORTON BRESSANDES

CORTON CLOS DU ROI

PULIGNY-MONTRACHET
PREMIER CRU LE CAILLERET






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