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Il fut un temps où l’on aiguisait ses lames. Tolède s’érigeait alors en capitale de la finesse. Aujourd’hui, c’est l’appétit, voire la curiosité que l’on aiguise. Les fines lames sont devenues de fins palais qu’il faut entretenir comme l’acier trempé espagnol. Dans toute la Bourgogne, les grands domaines ont, depuis un certain temps, pris cette bonne habitude d’aiguiser les prescripteurs. Loin de la grand-messe bordelaise où la dégustation prend des proportions industrielles, la plupart des grandes maisons de Bourgogne organisent des « opérations portes ouvertes » au charme plus discret. Voilà comment on soigne intelligemment le client dans le vignoble. À Meursault, par exemple, les invités se succèdent chez Jacques Prieur pour découvrir les primeurs et vérifier que le millésime 2005 a tenu toutes ses promesses. |


* blancs : devraient être bus
* rouges : à boire ou attendre 4,5 ou 6 ans
Il n’y a pas eu en 1996 de grosses différences entre la Côte de Nuits et celle de Beaune.
Les vendanges ont eu lieu en septembre sous un ciel lumineux, ensoleillé avec un peu de fraicheur et de vent.

C’est un millésime aux rendements raisonnables qui a donné une production classique.
C’est une année de maturité phénolique (ces familles de molécules organiques donneront naissance à ce que l’on appelle les polyphénols, connus pour leurs effets bénéfiques sur la santé, en particulier grâce à leur rôle d’antioxydants.

* les blancs : sont très bons tout de suite
* les rouges : peuvent encore patienter 2 ou 3 ans en cave
1998 est un millésime très classique finalement. Les raisins ont produit des vins d’un grand classicisme : pas très concentré, très droit, très ciselé pour le pinot… des vins sur le fruit, tout en élégance mais sans grand éclat dans la couleur.

* les blancs : commencer à les sortir de cave
* les rouges : peuvent encore patienter 2 ou 3 ans en cave
Voilà un millésime généreux, c’est certainement ce qui explique que l’on dise de 1999 que c’est un millésime de viticulteur. Les raisins étaient mûrs et sucrés, avec un équilibre parfait...

* les blancs : à boire pas trop vieux
* les rouges : à boire dès aujourd'hui
Un millésime différent selon les côtes. La Côte de Beaune a une nouvelle fois été plus bousculée que la Côte de Nuits. Il y a eu des orages pendant les vendanges (les 10, 11 et 12 septembre).

* les blancs : à boire tout de suite ou à laisser veillir jusqu'en 2011-2012
* les rouges : à ne laisser pas trop veillir
C’est un millésime qui a connu pas mal d’accidents climatiques : il y a eu par exemple de la grêle sur la Côte de Beaune.

* les blancs : presque fermés aujourd'hui
* les rouges : les laisser reposer tranquillement jusqu'en 2012
Un millésime de précision, avec de la pureté, une belle maturité et un état sanitaire parfait, tous les raisins étaient très sains, sans pourriture.


* les blancs : à boire ou à garder
* les rouges : à garder
En rouge, la Côte de Nuits s’en sort comme d’habitude mieux sur l’état général (en particulier les grands terroirs). Cela donne des vins classiques, sérieux, assez fermés… bref, des vins de garde.

* les blancs : à garder au frais le plus longtemps possible
* les rouges: bons très jeunes, mais patience, ils n'en seront que meilleur
C’est le millésime du siècle, dit-on et lit-on partout. Effectivement, on peut déjà se rendre compte du potentiel de cette année magnifique.

* les blancs : à boire tout de suite
* les rouges :
- Côte de Nuits : à boire de suite
- Côte de Beaune : réservez les et gardez les en cave
2006 suit d’assez près 2005, c’est un millésime de qualité que l’on pronostique vin de restaurateur (car bons à boire tout de suite). Il y a suffisamment d’éléments et d’indices pour dire que cela fera des grands vins.


* Blancs : prometteurs et déja bons à boire
* Rouges : bien strcuturés, beau potentiel
Une fois n'est pas coutume, 2008 n'est pas annoncé comme "Ze" millésime du siècle. Au contraire, on aurait même tendance à le dénigrer. Est-ce justifié ? C'est ce qu'on a essayé de savoir en s'arrêtant ci ou là pour regarder ces vignes très automnales et ce raisin limite botrytis (du nom du champignon responsable de la pourriture noble). À la veille des vendanges, il fallait donc goûter pour se faire un avis.

Après un hiver long et froid, le printemps s’installe dès le mois d’avril, avec des températures supérieures aux normales et permet à la vigne de reprendre rapidement son activité. Le temps chaud, sec et ensoleillé de la seconde quinzaine de mai, initie une floraison rapide et homogène pour les parcelles les plus précoces (proche de 2003), tandis que la floraison des zones tardives est étalée et plus hétérogène, suite à un net rafraîchissement des températures, début juin, mais l’ensoleillement reste excédentaire.

Petite récolte mais la qualité est au rendez-vous...
L’hiver aura été particulièrement rude en Bourgogne. Mais le printemps prend ses quartiers dès le mois d’avrill ce qui permet à la vigne de reprendre rapidement son activité. Le débourrement, l’éclosion des bourgeons, se fait en quelques jours. Le temps maussade et frais de mai et de juin ralentit sérieusement la floraison entrainant une forte "coulure" (la fleur ne se transforme pas en fruit) et un important millerandage des baies, (des tout petits fruits, très concentrés). Les quinze premiers jours de juillet sont chauds, secs et ensoleillés. La véraison commence classiquement mi-août.
La maturation prend son temps, heureusement le soleil fait son retour début septembre pour trois semaines. Une faible quantité de raisins, des petites baies et des grappes aérées permettent de préserver un bon état sanitaire et d'obtenir une bonne maturité, voir excellente pour le chardonnay.
Cependant, le choix de la date de vendange, pour chaque parcelle a demandé beaucoup de réflexion...