
EchezeauxL’entrée de gamme est le Grand Cru Échezeaux. Le Domaine en possède 4,67 hectares sur les 37 hectares de ce beau climat qui surplombe le Clos de Vougeot. Les vignes se trouvent dans la partie historique dénommée au Moyen-Age les Échezeaux Hauts. Elles sont situées à mi-coteau dans la continuité des Grands Crus de Vosne-Romanée. Les vins qui en naissent associent une minéralité radieuse à une chair exquise. Leur robe est d’un beau rubis, plus ou moins profond selon les millésimes, le nez développe d’exquises nuances de violette, la bouche est charnue et délicate. |
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![]() Grands EchezeauxLe Domaine dispose de 3,52 hectares des Grands Échezeaux sur les 9 hectares de ce climat aux vins charnus, subtils et raffinés. Les moines de Cîteaux avaient acquis ce climat au XIIème siècle et en tiraient un des vins les plus prestigieux de l’époque. Bien plus tard, en 1855, Jules Lavalles le classa « Tête de Cuvée », confirmant ainsi l’excellence de ce cru ! La pente est douce (3 à 4 %), véritable méplat au faciès évident de grand climat, et regarde résolument le levant, la meilleure exposition pour ce cépage délicat et exigeant qu’est le pinot. |
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Romanée-Saint-VivantLe Domaine possède plus de la moitié de ce Grand Cru constitué par les moines-vignerons de l’abbaye de Saint-Vivant (5 hectares, 28 ares, 58 centiares). Cette parcelle fut exploitée par les romains, mais c’est l’abbaye de Saint-Vivant qui en fera un climat emblématique de la Côte. Cette dernière fut créée au IXème siècle par des moines venus de Vendée, avec leurs précieuses reliques de Saint-Vivant, chassés par les Normands et accueillis par le seigneur de Vergy qui disposait d’une grande forteresse dans les Hautes Côtes. Devenu prieuré de la grande abbaye de Cluny, ce monastère dont il reste les caves à quelques kilomètres à l’ouest de Vosne, possédait de nombreuses vignes. On leur fit don, en particulier, de « la terre inculte de Flagey et de Vosne » au XIIème siècle. Vraisemblablement revenue à l’état de friche, cette terre fut remise en culture par les religieux de Saint-Vivant qui créèrent ainsi la Romanée Saint-Vivant. Les vins du Domaine de la Romanée-Conti sont élevés, un millésime sur deux, dans le « vendangoire » de l’abbaye, construit à côté de l’Eglise de Vosne-Romanée, dans des caves à l’harmonie émouvante et sereine. À l’initiative heureuse du Domaine, une fondation a été créée pour sauver les caves de l’ancienne abbaye Saint-Vivant, au pied de la « Butte de Vergy », à quelques kilomètres à l’ouest. Sise sous la Romanée-Conti et le Richebourg, la Romanée Saint-Vivant se déploie en pente douce, face au levant, à une altitude allant de 250 à 270 mètres. Les sols y sont plus profonds qu’en Romanée-Conti, avec 90 centimètres d’épaisseur en moyenne. Il est normal de pouvoir qualifier ce vin de monacal, tant sa droiture est impressionnante, sa constance et sa vigueur également. Toujours quelque peu austère dans sa jeunesse, la Romanée Saint-Vivant livre toute sa complexité avec le temps. Alors sa texture se déroule avec une grâce insoupçonnée, sa minéralité se fond dans une chair exquise, sa noble viscosité rayonne en nos palais ravis d’accueillir un nectar qui a pris tout son temps pour révéler sa chaleur éternelle. |
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RichebourgLe Domaine est propriétaire de près de la moitié de ce prestigieux climat qu’est le Richebourg (3 hectares et demi sur les 8). Idéalement installé à mi-coteau, sur le « bon ventre » de la pente, le Richebourg n’est séparé de la Romanée et de la Romanée-Conti que par un étroit chemin. Il regarde le levant, sur un sol de faible épaisseur, ne dépassant que rarement les trente centimètres. Sous cette mince couche végétale, aux argiles d’excellente qualité, se trouvent des éboulis de petites pierres blanches et d’argiles brunes, puis la roche mère du Jurassique moyen. Cette dernière appartient à l’étage géologique du Bajocien terminal. Un terroir idéal pour amener les raisins à maturité physiologique optimale. Camille Rodier considérait que « ce cru splendide, qui possède un velouté et une richesse de bouquet incomparables, est un des plus somptueux vins de Bourgogne ». |
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![]() La TâcheLe climat dénommé La Tâche appartenait jusqu’à la Révolution Française de 1789 au Chapitre Saint Denis de Nuits qui dépendait du diocèse d’Autun. (Dijon ne sera diocèse que tardivement, au XIXème siècle !). |
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![]() Romanée-ContiFleuron de la Bourgogne, climat s’il en est, la Romanée-Conti a donné son nom au Domaine, héritier d’une belle histoire ! En octobre 1241, une dizaine de moines du prieuré de Saint-Vivant se réunissent en conseil et décident de vendre le Cros des Cloux, cette parcelle qui constituait la partie ouest de la vigne des Cloux de Saint Vivant reçue un siècle auparavant des Ducs de Bourgogne. Sa superficie était très sensiblement celle d’aujourd’hui. Ainsi est rendue au monde cette pièce de terre qui sera célèbre plus tard sous le nom de Romanée-Conti. En effet, en 1760, le Prince de Conti acheta la Romanée, devenue Romanée-Conti, a un prix jugé tout à fait extravagant à l’époque. Et il le réserva pour lui pendant tout le temps qu’il fut propriétaire. Ce climat vendu comme bien national l’an II de la République (1791) fut l’objet d’une expertise dont le procès-verbal se trouve aux Archives départementales de Côte d’Or. On y trouve des expressions d’un lyrisme inhabituel pour un tel acte administratif... « La Romanée Conti est la pièce de vigne célèbre par la qualité exquise du vin qu’elle produit. Elle est estimée dans le territoire viticole de Vosne comme étant dans la position la plus avantageuse pour que le fruit obtienne la plus parfaite maturité. Plus élevée à l’occident qu’à l’orient, elle présente son sein aux premiers rayons du soleil, ce qui lui procure les impulsions de la plus douce chaleur du jour. » En ce même rapport d’expertise, on trouve une excellente présentation de son terroir. « Le terrain qui nourrit cette vigne est suffisamment profond, de la qualité la plus propre qu’il soit possible de désirer pour opérer la végétation et le soutien de la vigne. On y cultive le pinot noir ; les ceps portent bien leur fruit et ne sont pas susceptibles de coulaison, comme beaucoup d’autres climats. (…) Nous ne pouvons dissimuler que le vin de la Romanée-Conti est le plus excellent de tous ceux de la Côte d’Or et même de tous les vignobles de la République française… Sa couleur brillante et veloutée, son parfum et son feu charment tous les sens. Ce vin, bien entretenu et bien conditionné, arrivant à sa huitième et dixième année, augmente toujours en qualité. Il devient le baume des vieillards, des faibles et des infirmes, et rendrait la vie aux mourants ». Un peu plus tard, un oenophile célèbre, le Docteur Ramain écrira que « rares sont les élus appelés à l’honneur d’apprécier une bouteille de ce vin magnifique, au bouquet pénétrant de violette mêlé d’une senteur de cerise, à la robe de rubis éclatant, à la suavité d’une exceptionnelle finesse. » La Romanée Conti regarde l’est, à 260 mètres d’altitude, à mi versant, sur une pente douce. Elle expose son sol brun calcaire peu profond, carbonaté, ferrugineux, dotés d’excellentes argiles, aux caressants rayons du soleil levant. Ce sol est installé sur un substratum de calcaires durs du Jurassique moyen nommé marnes à Oestrea acuminata. Un remarquable manteau de fins éboulis tapisse cette roche mère et a bien résisté à l’érosion. La Romanée Conti sublime le terroir emblématique de Vosne-Romanée pour enfanter ce vin divin, à la robe rubis étincelante, au bouquet envoûtant de cerise, de violette et d’églantine qui évolue en mûrissant sur la pétale de rose. Sa noble consistance se décline sur une texture satinée à nulle autre pareille. Harmonie et soyeux sont toujours au rendez-vous quand la Romanée-Conti est à sa maturité optimale, même en millésimes petits et moyens. |
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Bâtard-MontrachetLe Domaine possède une minuscule parcelle sise en Bâtard-Montrachet. On est en présence d’un beau profil concave, « creuset solaire » qui offre à la vigne d’excellentes conditions pour mûrir ses grumes. Les vins qui naissent ici se voient dotés d’une opulence altière qu’il importe de ciseler par une viticulture de haute qualité respectant les grands principes édictés par les moines cisterciens qui furent très présents en ce climat. Sans ce respect absolu des bonnes pratiques, le Bâtard-Montrachet abandonnerait l’opulence pour la lourdeur ! C’est quand l’année est chaude et sèche qu’il confine à la perfection, rivalisant sans complexe avec le Montrachet. |
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MontrachetLe Domaine possède une petite parcelle en Montrachet (67 ares 59 ca sur les 8 hectares du climat). Dès l’époque gallo-romaine on parle du Mons rachicensis, un monticule inculte, où seule la vigne est capable de s’exprimer ! Il appartiendra aux religieuses bénédictines de Saint-Jean-le-Grand d’Autun de cultiver ce fabuleux climat. Les cisterciens de l’abbaye de Maizières proche de Beaune poursuivront leur travail à partir du XIIème siècle, le consacrant un siècle plus tard comme un des meilleurs vins de la chrétienté. Au XVIIIème siècle, l’abbé Arnoux, chantre des vins de Bourgogne dira de lui qu’il est « le plus curieux et le plus délicat des vins de France ». L’américain Thomas Jefferson, grand oenophile devant l’Eternel, le placera sans hésiter dans son carré d’as des Grands Crus de Bourgogne ! Il s’étend sur les communes de Puligny-Montrachet (4 ha 1 a 7 ca) et de Chassagne-Montrachet (3 ha 98 a 73 ca). Beau méplat à très faible pente (10 % tout au plus), situé à mi-coteau, excellent « piège à limons », à une altitude comprise entre 255 et 270 mètres, le Montrachet a reçu de la nature toutes les clés pour réussir un des vins les plus aboutis de la planète. Le Montrachet est un vin majestueux, de longue garde. Son éclatante minéralité cisèle une consistance parfaitement maîtrisée, son onctueuse viscosité est transcendée par une alerte vivacité, sa texture se conjugue à son exquise souplesse, sa longueur est inoubliable. La splendeur de ce vin hors du commun se grave éternellement en l’esprit de celui qui a la chance de le déguster. |