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Vins de négoce et stratégie de marque : de quoi parle t-on ?

Aujourd’hui, c’est devenu une vraie tendance : il faut faire des vins de… marque. Cette démarche, mise sur les rails par le négoce d’ailleurs, que ce soit en Champagne ou en Bourgogne est en train de prendre le pas sur les A.O.C. En outre, elle a le mérite d’offrir une alternative aux consommateurs. Qui se cache derrière ses « vins de marques » ? Ce sont des domaines qui insistent sur leur réputation et le nom de leur vinificateur pour commercialiser leurs vins, qu’ils soient de négoce, si les vignes ne leur appartiennent pas, ou de propriétaires. Les bons vinificateurs ne peuvent plus répondre à la demande de leurs clients. Avec une activité de négoce, ils peuvent augmenter leur production. Finalement c'est assez simple.

Aujourd’hui, un hautes-côtes de nuits ou un bourgogne pinot noir n’aura aucun mal à se vendre pourvu qu’ils sortent d’un domaine comme Méo-Camuzet, Vincent Girardin, Nicolas Potel, Thibaut Liger-Belair… Des vrais signatures. L’avantage pour le consommateur ? Un bourgogne griffé d’un grand nom, s’arrache aux alentours de 15 euros. Évidemment ça reste cher mais les appellations premier cru et parfois même les villages sont devenues inabordables. Alors que les appellations bourgogne ou hautes-côtes permettent de s’offrir de très bons vins à des prix inférieurs. Le négoce, pour un viticulteur, c’est aussi souvent le moyen de se développer ailleurs, par exemple à Chablis, alors que le domaine est lui, installé à Beaune.

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