
![]() La notion de négoce "Haute Couture" a aujourd'hui fait son chemin... du moins auprès des amateurs qui y voient une certaine idée du négoce. D'autant que pour certains amateurs, cette notion très floue est peu importante. Ils achètent un vin de marque, un vin de vinificateur comme Charlopin, peu importe qu'il soit propriétaire de ses vignes finalement. Bref, la Bourgogne joue la carte du négoce haut de gamme. Le premier à utiliser cette dénomination « haute couture » dit-on, c'est Dominique Laurent. Sa maison de négoce n'a aujourd'hui plus rien à prouver tant la qualité de ses vins est remarquable, quoi que un peu discret, voire absent. Les parcelles sont triées sur le volet très stricte des parcelles, les vieilles vignes sont privilégiées et les vins élevés dans des barriques provenant de sa propre tonnellerie. Mais contrairement aux autres négociants bourguignons la maison ne vinifie pas elle-même les vins sélectionnés, seul l'élevage est réalisé par le maître. Depuis sa création en 1989, la maison de négoce Dominique Laurent s'est spécialisée dans les cuvées rares de vielles vignes de pinot noir élevées totalement avec la main de l'homme dans des fûts neufs. Depuis, Dominque Laurent a se adeptes, et la notion de « haute couture » a fait son petit bonhomme de chemin. On la retrouve notamment chez les frères Bret (lien vers blog), qui ont crée, en 2001, leur activité de négoce baptisée Bret Brothers. Leur ambition ? Élaborer de très grands vins de terroirs, provenant essentiellement de petites parcelles de la Bourgogne du Sud. Et leur marque de fabrique est simple : 1 Vin = 1 Parcelle = 1 Vigneron pour garantir la typicité de chacun des terroirs. ![]() Une femme aux commandesCôté négoce en Bourgogne, ça bouge sans cesse. A l'image de Claire Forestier qui revient sur le devant de la scène viticole avec son Terres d'arômes. Elle enfile le costume de « winemaker », avec une casquette de business-woman qui lui va si bien. Elle est devenue en quelque sorte la « femme à tout-faire » d’un domaine créé de toutes pièces, avec une gamme de vins très prometteuse. Baptisé Terres d'âromes, ce nouveau négoce joue la carte du haut-de-gamme : Mazoyères Chambertin, Clos Vougeot. Mais pas seulement. De la Côte de Nuits à la Côte de Beaune, la gamme est homogène et très séduisante. Les 20 appellations, toutes issues d’un premier millésime 2007, ne donneront que 45.000 bouteilles... elles s'arrachent déjà ! > Notre portrait de Claire Forestier Vincent Girardin, revirement de situationCe natif de Santenay représente la 11ème génération d'une famille de vignerons. Quand il prend les commandes du domaine en 1982, le vignoble court sur seulement 2 hectares. Si le domaine couvre aujourd'hui 20 hectares, Vincent Girardin à depuis les années 90' développer en parallèle une activité de négoce d'où sortent 500.000 bouteilles par an. Mais aujourd'hui, le domaine Girardin entend se tourner vers une production issue à 100 % du domaine (conduit intégralement en biodyanie). Pourquoi ? "Tout simplement parce qu'avec de telles visées d'excellence, cela devient extrêmement difficile et dans certains cas impossible de trouver de belles appellations" et c'est Véronique Girardin qui le dit. Réagissez |