
![]() Le tourisme viti-vinicole, plus connu aujourd’hui grâce au terme « œnotourisme », connaît un engouement plus que certain. Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé du Tourisme, annoncera le 17 décembre la création d’un label permettant d’encadrer les initiatives. Car le tourisme est un secteur tout aussi complexe que peut l’être celui du vin. Et les vignerons n’ont pas été préparés à cela, même s’ils ont ouvert les portes de leurs caves au public. « L’œnotourisme, ce n’est pas simplement déposer une pancarte “ouvert au public” devant son domaine, nous explique une professionnelle. Le tourisme est une industrie qui nécessite une organisation, une structure, en amont comme en aval. L’œnotourisme fascine autant qu’il intrigue. Il est surtout paradoxal. Le modèle développé par exemple dans le Nouveau monde (avec un site entièrement dédié à la visite) est difficilement transposable dans des régions comme la Bourgogne. Comment s’organise une agence réceptive qui doit expliquer à ses clients que les domaines prestigieux ne se visitent pas comme c’est le cas en Californie ou même à Bordeaux ? Que les vignerons n’ont rien à vendre ? C’est tout le travail des agences réceptives comme Promenades en France : « Inévitablement, nos clients nous demandent de leur organiser des dégustations dans les plus grands domaines, précise Claude Coron, la co-gérante. Malheureusement, ce sont des portes que l’on ne peut pas leur ouvrir. Nous essayons donc de les orienter vers quelque chose de plus raisonnable, en leur offrant une plus value : un dîner au domaine avec la propriétaire, une dégustation privative… Au final, ils ne sont jamais déçus ». Réagissez
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