
L’association « Climats côte chalonnaise », créée il y a un peu plus d'un an par Bertrand Devillard et Aubert de Villaine, regroupe dix domaines. Leur objectif : inscrire leur terroir sur la liste des grands bourgognes.
![]()
Ils forment un petit club qui a fière allure. Un club de dix domaines qui représente les cinq appellations de la côte chalonnaise. Dix vignerons qui partagent les mêmes valeurs, le même objectif, celui de faire connaître leurs climats de la côte chalonnaise. Stéphane Aladame, à Montagny, le Clos du cellier aux moines, à Givry, le château de Chamirey, à Mercurey, Paul et Marie Jacqueson, à Rully, Faiveley, à Mercurey, domaine de le Ferté, à Givry, Jean-Baptiste Ponsot, à Rully, Nicoals Ragot à Givry, François Raquillet, à Mercurey et Aubert et Pamela de Villaine, à Bouzeron… tous se mobilisent pour médiatiser leurs « climats ». Longtemps boudés par les amateurs...Car si le vignoble du sud de la Bourgogne est, dans les livres, défini comme « le prolongement naturel de la côte de Beaune », Bouzeron, Givry, Mercurey, Montagny et Rully ont longtemps été ignorés par les amateurs. L’histoire de la région l’explique en partie. Les vins produits ici sont la plupart récoltés par les coopératives, plus tard par les négociants, par exemple Rodet. Et pourtant, ce vignoble, long de 25 kilomètres, situé entre la côte beaunoise et les monts du Mâconnais, plus au sud, a pris un virage qualitatif remarquable, sans doute l’un des plus impressionnants de ces dernières années en France. Grâce au travail de quelques domaines qui lui ont donné une nouvelle dimension. Le prix bien sûr est un facteur important, ici on produit des vins bien moins chers que chez le voisin beaunois ; Et parfois tout aussi séduisants. Le domaine de Villaine, à Bouzeron, les domaines Dureuil-Jantial et Jacqueson, à Rully, Bruno Lorenzon, Joblot, Lumpp et Sarrazin, à Givry, à Mercurey et bien d’autres… ont prouvé que le terroir chalonnais avait bien plus que du potentiel. QUITTER LA NATIONALE 6La côte de chalonnaise se cache. Il faut quitter la Nationale 6 qui file vers l’autoroute du soleil, et passer Chagny, pour découvrir ce vignoble décousu et ces petits villages, bordés par des champs. Il y a d’abord le petit village de Bouzeron, capitale de l’aligoté, puis Rully, merveilleux petit village, puis Mercurey, le village qui possède le plus gros producteur de Bourgogne, puis Givry, la plus petite des cinq appellations chalonnaise, et enfin, Montagny, exclusivement plantée en chardonnay. Marie Jacqueson parle d’une association à but « non commercial », née pour pallier ce déficit de communication autour des vins chalonnais. « Nous organisons par exemple des événements à Paris pour faire découvrir les vins de la côte chalonnaise, indique-t-elle. L’année dernière, nous avions invité des sommeliers de grands établissements, des journalistes et quelques professionnels du vin dans un des salons du Sénat. Nous réitérons l’opération en septembre prochain. » Ce club des dix compte bien tout mettre en œuvre pour rattraper le déficit d’image de la côte chalonnaise.
► Les 5 appellations de la côte chalonnaise
BOUZERON, 100 % ALIGOTÉ RULLY, LA DOUCE MERCUREY, LA GROSSE ARTILLERIE GIVRY VOIT ROUGE MONTAGNY, DES BLANCS EXCLUSIVEMENT |
![]() La côte chalonnaise ► 25 km de vignobles entre Chagny et Saint-Vallerin ► Bouzeron |