La Côte Mâconnaise

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Côte mâconnaise

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 > Mâcon uchizy 2005, « Clos des Ravières », Raphaël Sallet
Là-bas, tout rime avec Chardonnay. Il y a d’abord la vigne : les 100 hectares de cépage s’enroulent autour de la route qui relie Chalon au Nord et Mâcon, au Sud. Le long de cette vallée de la Saône, une route, celle du Chardonnay nous mène chez Raphaël Sallet. Un joli domaine dans le petit village d’Uchizy, qui a réussi à exploiter 25 hectares de vignes de… chardonnay (il possède seulement 30 ares de gamay). Raphaël fait partie de cette génération qui a eu envie (en 1988) de s’affranchir de la coopérative (du Chardonnay) et de mettre son vin en fûts. Un changement de conduite par rapport à ce que les aînés avaient l’habitude de faire. Grand bien nous en fasse. Aujourd’hui, le Clos des Ravières, une vigne âgée de 25 ans, s’est imposée comme la cuvée haut de gamme du domaine. Ce mâcon uchizy est une petite merveille en terme de rapport qualité-prix, comme seul le terroir mâconnais arrive à les produire. « Des vins simples, fruités et qui plaisent aux consommateurs », souligne Raphaël Sallet. Un résultat qui ne doit rien au hasard… Depuis dix ans, les viticulteurs du Mâconnais ont réussi à baisser de 40 % les traitements phyto-sanitaires dans les vignes. La viticulture s’est raisonnée et c’est appréciable. Conséquence : les stocks ont disparu depuis deux ans et Raphaël avoue finalement, que les vins du Nouveau Monde ne sont pas une concurrence pour lui et la région. Même si le domaine exporte deux tiers de sa production de bouteilles (Raphaël Sallet continue à faire un peu de vin en vrac), vers des marchés concurrentiels comme les États-Unis ou le Royaume-Uni.


 À partir de 7,70 euros. Plus d’infos au domaine à Uchizy, route du Chardonnay - Tél. : 03 85 40 50 45
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> Mâcon 2001 « Botrytis », domaine de La Bongran
C’est encore le botrytis qui est à l’honneur cette semaine. Il faut reconnaitre qu’avec le réchauffement – durable ces derniers temps –, la pourriture noble est à la mode. Il se pourrait même que les viticulteurs bourguignons se laissent de plus en plus tenter par ce champignon qui donne, quand on le veut bien, ce mœlleux incomparable. Et pourtant, ces vins sucrés, surtout les liquoreux, ne sont plus trop à la mode, lit-on dans les journaux spécialisés. Les sauternes, la locomotive, ont, semble-t-il, du mal à raccrocher tous les wagons. Quoi qu’il en soit, la Bourgogne, qui n’a pas besoin de suivre les modes, semble se complaire dans le sucre résiduel. D’autant que les vins issus de vendanges tardives qu’elle produit n’ont rien de ces vins lourds, gorgés de sucre et indigestes. Il suffit de goûter ceux de Jean Thévenet pour en être convaincu. Le viticulteur de Clessé est un des premiers à s’être lancé dans ce type de vins. À tel point que le botrytis est devenu sa marque de fabrique, son produit vedette. Ce mâcon village estampillé du domaine de La Bongran (Jean Thévenet signe ses vins sous trois domaines distincts) est une pure merveille d’équilibre et de minéralité. Derrière la sucrosité, la Bourgogne se réveille : « Le terroir et rien que le terroir, avance Olivier Girard, du domaine de Roailly, le troisième domaine de la famille Thévenet. Ce mâcon est situé sur des parcelles plus sensibles à la pourriture noble. » Alors quand les conditions climatiques s’y prêtent, le domaine de La Bongran laisse le champignon s’emparer de sa vigne.

Ici, on laisse les vins tranquilles
Mais cette cuvée un peu spéciale ne doit rien au hasard et rares sont les viticulteurs qui peuvent se permettre de vinifier comme Jean Thévenet. Ici, on laisse les vins tranquilles, la fermentation se fait naturellement. Et cela prend le temps qu’il faut. La Bongran stocke ses vins plusieurs années.Mais les vins de Thévenet s’adressent aux purs amateurs : « Notre production est commercialisée en petites quantités et s’adresse à une clientèle qui recherche des crus caractérisés par une certaine typicité, échappant à la standardisation », explique le viticulteur. Effectivement, si Jean Thévenet échappe à la standardisation, les rares vins mœlleux que la Bourgogne produit pourraient devenir des standards pour les amateurs de vendanges tardives.
 
  Disponible au domaine à partir de 60 euros, à Clessé - Tél. : 03 85 36 94 03 - contact - site du domaine -
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> Mâcon Uchizy « Les Maranches » 2004, les héritiers du comte Lafon. Dominique Lafon s’est offert une résidence secondaire à Mâcon. L’occasion de découvrir la patte de la maison sur un terroir plus abordable que celui de Meursault. Les héritiers Lafon ont entre les mains un petit bijou de famille qu’il faudra perpétuer. Ce jeune domaine a en tout cas de beaux jours devant lui. Et cet uchizy ne laisse pas indifférent. Une belle entrée en matière pour découvrir la Bourgogne du Sud.
 À partir de 13 euros chez les bons cavistes. Plus d’infos au domaine, à Meursault - Tél. : 03 80 21 22 17
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