Yvan Le bolloch

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Bu Par… Yvan le Bolloch

Il y a eu les soirées arrosées dans son petit village de Tréguier à picoler du «Grapilrhu» et puis l'acteur a découvert les grands de ce monde. Aujourd'hui, Yvan le Bolloch se dit amoureux de ce patrimoine incroyable.

   C'est finalement pas grand chose, une rencontre, un verre de vin... Et les souvenirs remontent à la surface comme une bulle de champagne. Yvan le Bolloch se rappelle tous ces bons moments, chez lui en Bretagne ou plus tard, à Paris ou ailleurs, avec ses potes gitans avec qui il a monté un groupe (Ma guitare s'appelle reviens). Le Breton se marre à l'idée de faire remonter ses souvenirs... Forcément, ça lui rappelle les fiestas, les bons moments passés en famille et les soirées un peu plus arrosées que d'habitude. «Il y avait dans mon village de Tréguier un mec que l'on surnommait Marlon Brando. Il était magnifique, tout en blanc avec le regard très clair,le teint mat. Bon, en fait, il s'appelait René Bitou. Mais le mec est carrément parti en piste comme ils disent là-bas. Complètement farci, il a sauté de la jetée... mais la mer était basse. Le pauvre s'est ramassé sur le sable». 

On comprend mieux le fâcheux : «l'abus d'alcool est dangereux pour la santé». Yvan le Bolloch dit qu’il a aujourd’hui mûri et que son goût va davantage aujourd’hui vers les bons vins. Si Baudelaire avait coutume de dire «boire du vin, c’est boire du génie», Yvan estime quant à lui que «le vin permet d’élever l’âme». Chacun son truc. L’acteur  aime déguster avec son épouse, notamment les bourgognes qu’il découvre depuis peu. «J’ai commencé très tard à apprécier. Je pense que c’est difficile avant, il faut avoir mûri dans sa tête et réalisé que nous possédons un incroyable patrimoine national.»
 «Il vaut mieux apprendre le rock avec Jagger plutôt qu'avec Lorie»
Finalement son amour des grands vins, il la doit à un de ses copains qui allait «chourer» des grands crus chez Le Nôtre, «ça devenait les nôtres », s'amuse le héros de Caméra Café. «On a pu déguster des très grandes bouteilles comme Pétrus, des vins que l'on n'aurait jamais pu s'offrir». Pas très recommandable, l'apprentissage est agréable. Yvan a encore la bonne formule : «il vaut mieux apprendre le rock avec Mick Jagger qu'avec Lorie».
Quand on lui demande ce qu'il aime, Yvan le Bolloch répond sans hésiter : «un Sangre de toro, un vin rouge puissant signé Porres  qui vient de Catalogne. Ce n'est pas pour le vin en lui-même mais pour ce qu'il représente, ce qu'il sous-entend. Ca me rappelle l'Espagne». Si on l'écoute, le vin est une invitation au voyage, et les crus qu'il ramène de ses expéditions sont autant de cartes postales : «j'aime aussi ouvrir une bouteille de Haut-Médoc, un château de Vieille l'église. C'est un très bon Médoc. J'allais surfer à Montallivey, du côté de Soulac, nous allions directement chercher les bouteilles chez le producteur.»