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Bu Par… Yves Jamait
> Par Patrick Lebas
![]() | C’est un chanteur de «variétoche», comme on en fait de moins en moins. Artiste d’un autre temps, Yves Jamait a été bercé dans les bals populaires et s’est nourri de scènes quotidiennes qu’il déguste dans les bistrots dijonnais. L’ancien cuistot a laissé gamelles et fourneaux pour manier le verbe avec subtilité et sans langue de bois. Il se dégage de ces textes la joie d’un Trenet, l’inspiration d’un Maxime Leforestier mais Yves Jamait, n’est rien de tout cela ou plus exactement tout cela à la fois. Il y a quelques temps, on l’aurait appelé poète et je pense qu’il n’aurait rien vu de mal à ça. En tournée générale Avec son look de gavroche, sa voix de Titi parisien, Yves Jamait a même un nom qui sonne la révolte. Et pourtant, malgré les blessures (un père qui part quand il a neuf mois), l’artiste garde une simplicité et une joie de vivre. Son univers : il se l’imagine dans les bistrots de la rue Berbisey ou de la place des Halles, à Dijon, à grands coups d’accordéon et de tournées générales, «un refrain d’amitié», chante Jamait. |
| Si le Dijonnais connaît la musique, il ne l’imagine pas sans musette. De verre en vers, évidemment… il y a les pastis qui s’alignent sur le comptoir mais Yves Jamait reste profondément marqué par ses souvenirs : ses trois années passées dans le vignoble, à Corcelles-les-Arts, près de Meursault. Il se souvient de ses premiers verres: «les jeunes avaient droit à leur petit verre de vin avec du sucre», raconte le récent disque d’or. Il a huit ans et découvre la difficulté des ouvriers qui vendangent le cassis et chantent le soir en débouchant quelques bouteilles du cru. | ![]() |
| «Adolescent, on avait plus tendance à boire des canons de fête foraine, des vins pour se soûler. Ce n’est que plus tard que j’ai pris connaissance qu’il y avait des grands vins, des bons vins». | |
Il y a ce Gevrey-Chambertin qui reste gravé et les Meursault de Christian Cholet-Pelletier, à Corcelles-les-Arts, même s’il reste plus amateur de rouges. Comme ces Juliénas qu’il découvre dans San Antonio. Depuis, le chanteur passe des canons de son bistrot aux grands crus du Bordelais qu’on lui envoie de temps en temps, tel ce Château Latour qui lui laisse un très bon souvenir. «Ce n’est pas de ma faute, chante Yves Jamait, c’est biologique tout ça». | |
et sont disponibles dans les bacs, plus d'infos sur Yves Jamait sur son site. Avec l'aimable autorisation de Wagram Music | |


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