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Gevrey-Chambertin

> Gevrey-Chambertin « Mes Favorites » 2005, Alain BurguetAlain Burguet change tout. Ou presque. Le truculent viticulteur de Gevrey-Chambertin, adeptes des vins puissants et ronds, revoit tout son habillage. Sur ses étiquettes on entrevoit désormais une contre-étiquette bleue assez chic. « J’en avais marre du côté parchemin, je voulais du papier blanc », explique le viticulteur. Côté vins, on ne change pas une équipe qui gagne. Les vins griffés Burguet s’envolent vers des palais anglo-saxons. Quelques bouteilles arrivent toutefois à passer entre les mailles, par exemple chez Bruno, à Dijon mais c’est vrai qu’un Gevrey « Mes favorites » 2005 se fait rare. Et pourtant, quel potentiel pour ce rouge marqué Côte de Nuits. Derrière les tanins encore très présents, 2005 laisse se révéler toute la finesse de ce millésime que les spécialistes jugent hors normes. |
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> Gevrey-Chambertin 2007, domaine Claude Dugat.Il fait partie des monstres sacrés. Sacré viticulteur en tout cas que Claude Dugat. Son vin est sacré par sa qualité d’abord et par sa rareté ensuite. L’allusion lui va comme un gant et Robert, pas l’ami du comptoir mais l’académicien lui a rédigé une définition sur mesure : le sacré «appartient à un domaine séparé, interdit et inviolable (par opposition à ce qui est profane) et fait l’objet d’une révérence religieuse». On ne se prosternera pas devant un vin mais ce Gevrey-là mérite tout de même quelques égards. Encore en fût, le millésime 2007, qui laisse les grands spécialistes un peu pantois, laisse apparaître quelques belles promesses, en tout cas chez Claude Dugat. Mais les amateurs qui connaissent bien le domaine ne se faisaient pas trop de soucis de toute façon. Ils connaissent sinon le bonhomme du moins le sérieux de la maison. Tant le viticulteur les a habitués à tutoyer l’excellence. Sans manquer de respect au terroir, ce n’est finalement pas un Gevrey-Chambertin, c’est tout simplement un grand vin qui laissera, si vous lui en donnez l’occasion, parler ce terroir de Gevrey, qui peut se révéler aussi pénible que génial. Vous l’avez compris, Claude Dugat a choisi son camp. Finalement, cela méritait bien une petite révérence. | |
> Gevrey-Chambertin « Mes Favorites » 2005, Alain Burguet
> Gevrey-Chambertin 2007, domaine Claude Dugat.