La Côte de Beaune

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Côte de Beaune


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> Volnay premier cru «Les Frémiets» 2001, Jean Boillot.
Le domaine Jean Boillot et fils fait partie des perles du vignoble. Ceux dont on ne parle pas dans les dîners branchés français mais qui brillent à l’étranger. L’amour du vin nous rend-il à ce point aveugles ? Est-ce la faute de ce terroir qui produit beaucoup trop de vins moyens et trop peu de ces pépites ? C’est un mal bien bourguignon : nos grands vins finissent inexorablement dans des verres étrangers ou sur les grandes tables des chefs français. Cette fuite agaçante réussit pour l’heure aux stars bourguignonnes. Tant mieux pour elles ! Mais elle est dangereuse. D’abord parce qu’elle prive le marché tricolore de ses fleurons : comment séduire si on ne peut pas goûter à ce qu’il y a de meilleur ? Elle est périlleuse ensuite sur un plan bassement économique puisqu’en période de crise, les viticulteurs ont pour habitude de se refaire une santé sur le marché national. Sommes-nous condamnés à être des bouche-trous ? Pourquoi se priver de ce volnay premier cru signé du domaine Jean Boillot, qui laisse une impression de douceur en bouche – c’est le côté suave qui s’exprime à merveille dans un volnay ou un vosne-romanée. Mais la perle est donc condamnée à se faire rare – les amateurs sont finalement des chasseurs. Ne cherchez pas ce best-seller chez votre caviste préféré, il n’y sera pas. Ne cherchez pas non plus le domaine Jean Boillot et fils dans l’annuaire, il en est absent. Se cacherait-il ? Jean Boillot coulant une retraite bien méritée, il a confié le domaine de Volnay à son fils Henri, domicilié à Meursault. Heureusement, dans la famille Boillot, on est orfèvre de père en fils.
 À partir de 22 euros au domaine, à Meursault (selon les disponibilités), Tél. : 03.80.21.68.01  -  Contact
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> Meursault « Clos de Mazeray » 2002, domaine Jacques Prieur.
C’est le berceau des plus grands vins blancs et pourtant, le terroir a enfanté d’un vin rouge inédit ; rassurez-vous l’enfant était désiré. Martin Prieur, à la tête du domaine Jacques Prieur, est heureux de vous annoncer – pour ceux qui l’ignoraient encore – la naissance du petit dernier : le meursault rouge « au clos de Mazeray ». Un beau bébé millésimé de 2002 bichonné par Nadine Gublin, sage-femme de la maison Antonin Rodet qui assure la gestion technique des vins de Martin Prieur. Ce vin n’a rien d’une étrangeté, même si, à l’aveugle, peu de spécialistes perçoivent sa subtilité. Ce meursault ressemble à s’y méprendre – un jumeau ? – à son voisin de Volnay, il en a en tout cas toutes les caractéristiques : cette élégance du pinot, ces épices discrètes et cette longueur en bouche, signe des plus grands. Toutes nos félicitations à la famille Prieur.

  Plus d’infos au domaine à Meursault  -  Tél. : 03.80 21.23.85  -   Site
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> Pommard premier cru « La Refène » 2003, domaine Ballot Millot
Ce pommard signé du domaine Ballot Millot casse le mythe du pommard dur, tendu et dédié au futur. Quelle merveille de vin bien fait. Alors c’est sûr, les puristes diront qu’il n’y a plus vraiment de rapport avec le terroir si puissant de Pommard, celui qui a fait le succès de l’appellation. Mais les autres, tous les autres, les déçus parfois par la dureté des tanins et le peu de générosité de ces vins, seront contents de voir que même Pommard a su évoluer. En l’occurrence, Charles Ballot évoque une remise à plat du domaine familial de 12 hectares. Arrivé en 200, il a modifié les méthodes de vinification, a revu sa cave, agrandi sa cuverie et allongé la durée de vinification. Résultats : des pommards fins et souples – normal, on est ici à Meursault. « Nous essayons de faire des vins qui sortent du caractère technique de l’appellation, raconte le viticulteur. Avec des vins qui ne sont pas durs et charpentés. » Ce Pommard a surtout un bel équilibre qui lui permet de ne pas tomber dans les travers de l’appellation. Et tous les vins du domaine sont dans ce registre, par exemple les Volnay « taillepieds » ou les Meursault, des vins fins élégants et même subtiles.
 À partir de 22,50 euros au domaine, à Meursault  -  Tél. : 03.80.21.21.39  -  Site
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> Saint-aubin premier cru 2003, domaine Marc Colin et fils
Quand les cartes des vins sont pléthoriques, choisir un vin peut rapidement devenir fastidieux. Les convives prenant un malin plaisir à étudier comment s’opère cette sélection drastique. Autant dire que vous êtes attendus au tournant ! La pression est bien sur vous ! Pour ne pas commettre d’impair – en respectant un budget étriqué bien sûr – réfugiez-vous sur les valeurs sûres. La technique la plus fiable en la matière consiste à tout miser sur le producteur, l’appellation n’étant plus depuis longtemps une référence. L’option Marc Colin apparaît comme une évidence. Bien sûr, le viticulteur s’est taillé une réputation solide avec ses vins blancs mais il sait aussi de temps à autre voir rouge. La preuve : ce Saint-Aubin premier cru proposé à la carte à 36 euros a fait l’unanimité (merci pour moi). L’élégance du pinot noir a fait mouche autour de la table, avec quelques tanins de cuir, ce Saint-Aubin est un petit trésor caché parmi la centaine de références, parmi lesquelles quelques appellations très prestigieuses, beaucoup plus tape-à-l’œil et qui n’ont pas tant à offrir. Moralité : il faut parfois se réfugier vers des choses moins prétentieuses comme ce terroir de Saint-Aubin, qui n’en finit plus de nous séduire.
 1, rue Châtenière - 21190 Saint-Aubin  -  Tél. : 03 80 21 94 44
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