Humeur de table

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Humeurs de tables...

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En bref. Loi Evin : Roselyne contre-attaque.



H
eu… Attendez une petite seconde. On a bien entendu la même chose ? Sérieusement, il paraît qu’un des membres du gouvernement ait osé prendre la parole sur le terrain glissant de la pub du vin sur Internet. Vous plaisantez ? La fameuse phrase la voici : « Les viticulteurs français doivent être à armes égales avec les producteurs étrangers ». On peut jouer aux devinettes si vous voulez. Qui a osé ??? Qui va peut-être devenir le vilain petit canard du gouvernement ? Et bien… (roulements de tambours s’il vous plait) c’est, c’est… Roselyne Bachelot qui, une fois encore, jette un pavé dans la mare. Ouf ! Quelqu’un s’est (enfin) réveillé. Sur le site du Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports : pas de trace de l’intervention de Roselyne Bachelot. Pourtant, sa position sur le sujet est claire…
On vous explique : radio, presse écrite, affichage, mais pas Internet. La liste des supports sur lesquels la publicité pour l’alcool est réglementée par la loi Evin (votée en 1991) zappe le média incontournable du moment. C’est le fameux « vide juridique » avec lequel on vous rabâche les oreilles. Internet n’a pas été ajouté à cette liste depuis le vote de la loi. Alors depuis janvier 2008, l’e-publicité pour l’alcool est montré du doigt et le combat est engagé. La ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports s’est exprimé sur le sujet en précisant que « la publicité pour l’alcool sur Internet n’estpas interdite (…) Mais comme tout ce qui n’est pas autorisé dans la loi est interdit, il y a une sorte de vide juridique (on vous l’avait bien dit). Actuellement, sur Internet, les producteurs de vins étrangers font de la publicité ou de l’information et nos viticulteurs français ne peuvent pas en faire ». Pour faire simple, Roselyne Bachelot souhaite une harmonisation pure et simple de la législation entre Internet et la publicité écrite histoire de voir  « les viticulteurs français se battre à armes égales avec les producteurs étrangers ». On croise les doigts, mais l’ANPAA (Association Nationale de prévention en alcoologie et en addictologie) ne devrait pas en rester là.
 
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En bref. Trous de mémoire.
 
 Il nous manque des cases, c’est sûr. Toute notre vie, nous n’aurons de cesse de les remplir. C’est comme ça et tant mieux. Un petit jeu sensoriel que l’on pratique toute notre vie, un peu sans le savoir. Dans le langage scientifique, on appelle ça la somesthésie. Un terme tout ce qu’il y a de plus sérieux qui désigne notre système olfactif. Derrière tout le jargon, on est surpris d’apprendre que tout est question de mémoire.La mémoire du goût, des odeurs, de la vue… On tombe facilement dans une nostalgie agréable, l’odeur du pain grillé chez notre grand-mère, la confiture d’abricot, les sardines grillées du tonton en vacances… Nos sens et les souvenirs de nos sens sont donc des cases que l’on remplit. Chaque individu garde donc un capital sensoriel qui lui permet de mieux les éduquer. En matière de gastronomie et de vin, c’est un peu la même chose : l’amateur garde en mémoire les saveurs et les arômes particuliers d’un épice, d’un aliment, d’une herbe, d’un vin. Arrivez à reconnaitre un arôme et le voilà catalogué dans votre grande mémoire vive… C’est le principe de la case que l’on remplit progressivement, comme l’on remplit un verre… Finalement boire, c’est savoir ! 
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En bref. Une loi en vain.

 Le vin est menacé... Incroyable dans le pays qui revendique le titre de meilleur faiseur de vins. Oui mais voilà, une récente décision de justice remet en cause la communication. Et Internet a été oublié lors de la rédaction de la loi Évin. Comment faire si l'on ne peut plus mettre en avant un produit qui ne peut se vendre tout seul, sans un accompagnement, une aide, un conseil... ? Quand on sait qu'environ 13% des viticulteurs tricolores possèdent un site et que les blogs sur le vin rencontrent un vif succès...
Un professionnel ne peut se résoudre à baisser les bras face à une décision de justice qui remet en cause la définition même de son travail. Alors oui, une association a réussi à gagner un procès face au journal Le Parisien-Aujourd’hui en France (pour un article faisant prétendument la promotion du champagne). Mais non, les journalistes de la planète vin ne peuvent se résoudre à se tirer une balle dans le pied dès qu’ils écrivent une ligne en mentionnant l’épitaphe : « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé… » Faudra-t-il aussi mentionner dans la presse automobile que les voitures polluent, et obliger les journaux gastronomiques à clore chacun de leurs articles par le slogan « manger bouger » ? Aberrant… Le débat ne mérite pas de rameuter Reporters sans frontières.
Quoique... Il est bien question ici de sauvegarder l'essentiel de notre métier, à une époque où le journaliste est de plus en plus considéré comme un homme-sandwich. Voilà nos journaux considérés comme de vulgaires paquets de cigarettes sur laquelle on écrirait : « Le journalisme tue, à consommer avec modération » !
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