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Cécile Tremblay, elle a tout d'une grande
C'est une autre époque, un autre temps où ces dames envoient valser les traditions pour reprendre le contrôle de leur vie. Les voilà bien dans leurs baskets, passionnée, voire amoureuse de leurs vignes. Sans pour autant tomber dans le cliché, la facilité de faire des vins de femmes. Au contraire même, on les soupçonne d'aimer les vins puissants, raffinés certes, mais avec du répondant. À l'image de Cécile Tremblay, petit bout de femme de Vosne-Romanée, ces dames sont désormais sinon très présentes du moins représentatives d'une nouvelle façon de faire. Il faudra vous y faire, messieurs, les femmes sont belles... et bien là. En bourgogne, elles ont leur porte-parole, l'association Femmes et vins de Bourgogne,emmenée par la très percutante Anne Parent. Elles sont aujourd'hui œnologues, on pense à Nadine Gublin, chef de caves, on pense à Claire Forestier, viticultrice, et là forcément on pense tout de suite à Anne Gros ou Anne-Claude Leflaive... Toutes en tout cas apportent une touche de féminité dans ce monde de brutes. |
| Cécile Tremblay, c'est un vrai coup de cœur. On n'a pas la chance de déguster ces Échezeaux tous les jours. Seulement 900 bouteilles de ce grand cru de Vosne-Romanée sont produites chaque année. Et quand on connaît le soin qu'elle met à mettre en bouteille « ce terroir magique », on se doit que la dégustation va être sympathique. Et elle l'est. Installée sur un domaine familial laissé en fermage depuis deux générations à Bligny-lès-Beaune, la viticultrice prend un soin tout particulier à sa vigne, qu'elle chouchoute tous les jours : « « Le but, explique-t-elle : arriver à obtenir en cuverie les raisins les plus sains et les plus mûrs possibles. Tout est récolté dans des caisses de cinq kilos ajourées. Je n'utilise pas de sot pour qu'il n'y ait pas de tassement du raisin. Vous n'avez pas le même résultat quand vous vendangez en écrasant les raisins et en perdant le jus ». Avec ce genre de méthodes - en prenant en compte le travail de la vigne dans une démarche bio -, la viticultrice estime que 90 % du travail est fait. |
De Gevrey-Chambertin à Nuits-Saint-Georges Le domaine dispose de beaux échantillons de ce que la Côte de Nuits produit de meilleur : Vosne-Romanée premier cru Les Beaumonts, Chambolle-Musigny premier cru les Fosselottes... Mais les 10 à 15 000 bouteilles paraissent limitées par rapport à la demande. Cécile Tremblay se verrait bien plus grande aujourd'hui. Les trois hectares répartis de Gevrey à Nuits-Saint-Georges ne laissent pas beaucoup de disponibilité aux amateurs. La viticultrice rêve de s'agrandir et d'avoir un jour la chance de toucher au grand Musigny. Qui sait ? Son Échezeaux est déjà un grand moment. Il y a cette longueur aromatique, imputable aux grands terroirs, celui de Vosne-Romanée. « Il y aussi la finesse et cette puissance finalement paradoxale », un vin très pur, pourrait-on rajouter. « On fait du vin comme on est, affirme Cécile Tremblay. Chaque viticulteur s'exprime différemment. Je n'ai pas beaucoup de recul sur mes vins mais je sais que je n'ai pas envie de tromper les gens, c'est naturel, j'ai envie de leur procurer du plaisir. » Voilà qui est fait et bien fait même, madame ! |
C'est une autre époque, un autre temps où ces dames envoient valser les traditions pour reprendre le contrôle de leur vie. Les voilà bien dans leurs baskets, passionnée, voire amoureuse de leurs vignes. Sans pour autant tomber dans le cliché, la facilité de faire des vins de femmes. Au contraire même, on les soupçonne d'aimer les vins puissants, raffinés certes, mais avec du répondant. À l'image de Cécile Tremblay, petit bout de femme de Vosne-Romanée, ces dames sont désormais sinon très présentes du moins représentatives d'une nouvelle façon de faire. Il faudra vous y faire, messieurs, les femmes sont belles... et bien là. En bourgogne, elles ont leur porte-parole, l'association Femmes et vins de Bourgogne,emmenée par la très percutante Anne Parent. Elles sont aujourd'hui œnologues, on pense à Nadine Gublin, chef de caves, on pense à Claire Forestier, viticultrice, et là forcément on pense tout de suite à Anne Gros ou Anne-Claude Leflaive... Toutes en tout cas apportent une touche de féminité dans ce monde de brutes.
Le domaine dispose de beaux échantillons de ce que la Côte de Nuits produit de meilleur : Vosne-Romanée premier cru Les Beaumonts, Chambolle-Musigny premier cru les Fosselottes... Mais les 10 à 15 000 bouteilles paraissent limitées par rapport à la demande. Cécile Tremblay se verrait bien plus grande aujourd'hui. Les trois hectares répartis de Gevrey à Nuits-Saint-Georges ne laissent pas beaucoup de disponibilité aux amateurs. La viticultrice rêve de s'agrandir et d'avoir un jour la chance de toucher au grand Musigny. Qui sait ? Son Échezeaux est déjà un grand moment. Il y a cette longueur aromatique, imputable aux grands terroirs, celui de Vosne-Romanée. « Il y aussi la finesse et cette puissance finalement paradoxale », un vin très pur, pourrait-on rajouter. « On fait du vin comme on est, affirme Cécile Tremblay. Chaque viticulteur s'exprime différemment. Je n'ai pas beaucoup de recul sur mes vins mais je sais que je n'ai pas envie de tromper les gens, c'est naturel, j'ai envie de leur procurer du plaisir. » Voilà qui est fait et bien fait même, madame !